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Pourquoi les coureurs n’ont plus le droit de jeter les bidons sur le Tour de France ?

Publié le 25/06/2025 Mis à jour le 07/07/2026

Objet collector par définition, le bidon des coureurs du Tour de France est devenu rare. La faute à une nouvelle page du règlement qui n'autorise plus les coureurs à donner les bidons où ils le veulent.

Longtemps associé aux images du Tour de France, le bidon lancé au bord de la route faisait partie des gestes familiers du cyclisme professionnel.

Pourtant, depuis 2021, cette pratique est beaucoup plus encadrée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). L’objectif n’est pas uniquement de limiter les déchets, mais aussi de renforcer la sécurité des coureurs et des spectateurs. Pour autant, le bidon n’a pas totalement disparu des mains du public.

combien bidons tour de france

Pourquoi l’UCI a encadré les jets de bidons depuis 2021 ?

Pendant plusieurs décennies, jeter son bidon après utilisation faisait partie des habitudes du peloton. Après avoir terminé leur réserve d’eau ou après un ravitaillement, les coureurs abandonnaient régulièrement leurs bidons sur le bord de la route. Les supporters présents sur le parcours pouvaient alors récupérer ces objets, souvent associés à un champion ou à une équipe.

Depuis 2021, l’UCI a modifié son règlement concernant l’abandon des déchets en course. Les coureurs ne peuvent plus se débarrasser librement de leurs bidons, emballages ou musettes sur l’ensemble du parcours. La règle impose désormais l’utilisation de zones prévues par l’organisation. Les coureurs peuvent notamment déposer leurs déchets dans les zones de collecte, lors des ravitaillements ou auprès des véhicules et membres du staff des équipes.

Le principe n’est donc pas d’interdire totalement le bidon, mais d’éviter qu’il soit abandonné dans des endroits où il pourrait représenter un problème. La première raison avancée par l’UCI concerne la sécurité. Un bidon posé ou jeté sur la chaussée peut devenir un obstacle pour les coureurs qui arrivent derrière. Sur un Tour de France, où le peloton évolue régulièrement à plus de 50 km/h, un objet mal placé peut provoquer une chute collective.

Le risque existe particulièrement dans les zones où la vitesse est élevée, comme les descentes ou certaines portions techniques. Les jets vers le public posaient également une question de sécurité. Lorsque les coureurs lançaient leurs bidons aux supporters, certains spectateurs pouvaient s’approcher dangereusement de la route pour tenter de récupérer un souvenir, notamment les enfants. L’encadrement mis en place par l’UCI vise donc à limiter les situations pouvant créer un danger autour du passage du peloton.

L’autre raison concerne l’environnement. Un Grand Tour nécessite une quantité importante de bidons. Les besoins varient selon les conditions météorologiques, la difficulté des étapes et les besoins des coureurs, mais une équipe professionnelle utilise plusieurs milliers de bidons sur une épreuve de trois semaines. Sans organisation spécifique, une partie de ces déchets pouvait rester sur les routes traversées par la course.

Les zones de collecte permettent désormais de récupérer davantage de matériel et d’éviter une accumulation de déchets sur le parcours du Tour de France.

Des sanctions prévues en cas d’infraction

L’encadrement des déchets n’est pas uniquement une recommandation. L’UCI prévoit des sanctions pour les coureurs qui ne respectent pas ces règles. Lors d’une course par étapes, une première infraction peut entraîner une amende ainsi qu’un retrait de points UCI. En cas de récidive, les sanctions deviennent plus importantes avec une pénalité de temps, puis une disqualification lors d’une troisième infraction.

Sur le Tour de France, les commissaires peuvent donc intervenir lorsqu’un coureur abandonne volontairement un bidon en dehors des zones prévues. Au-delà de la question des déchets, la gestion du ravitaillement est également devenue un sujet lié à la sécurité. Les prises de bidons interviennent parfois à haute vitesse, dans des moments où le peloton est regroupé. Avec l’augmentation des températures et des besoins d’hydratation, l’organisation de ces zones reste un enjeu pour les équipes et les organisateurs.

Le bidon reste donc un symbole fort du cyclisme, mais son usage a changé. Ce qui était autrefois un geste spontané du Tour de France est aujourd’hui encadré par des règles précises, entre sécurité, gestion des déchets et préservation d’une tradition du bord des routes.

2 commentaires

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JEAN-PAUL DOMILICI

Publié le 15 juillet 2024 à 23h12

Bjr ou puis je savoir ou se trouve les zones de collectes sur la 18 eme etape GAP BARCELONETTE .mci

Martin

Publié le 13 août 2024 à 15h39

Je regarde en se moment le tour du limousin et je m’aperçois que le respect de la nature est bafoué nombre de coureurs jeté leur bidon dans les fossés je pensais que cette pratique était interdite je me trompe ou pas ?

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